[LES PORTRAITS DE NOS COOCOPS]
Qui sont ces femmes et ces hommes qui, un jour, ont décidé que transformer le monde pouvait commencer… par investir (beaucoup), s’impliquer (vraiment) et croire en un lieu un peu fou : Montrieux le Hameau.
Aujourd’hui, on vous présente Cécile.
Elle dit qu’à 25 ans, si on lui avait annoncé qu’elle investirait dans un “tiers-lieu”, elle aurait cru à une blague – déjà parce que le mot n’existait pas, et ensuite parce que ça ressemblait à une idée sortie tout droit du futur. Pourtant, des années plus tard, la voilà coocop engagée, convaincue, et tellement précieuse pour le Hameau.
Ci-dessous vous découvrirez : son déclic, sa vision du Hameau en 2050, ce qui la fait vibrer ici,et son moment le plus épique (il implique un sanglier).
1/ Si tu avais dit à la Cécile de 25 ans que tu investirais 150 000 € dans un tiers-lieu, elle aurait répondu quoi ?
Elle aurait d’abord cru que c’était une blague : une monnaie européenne et un “tiers-lieu” (mot totalement inconnu à l’époque), vraiment ?
Et même si tu lui avais expliqué qu’on parlait de francs et d’un lieu communautaire… elle se serait dit que son futur s’annonçait sacrément lumineux.
2/ Ta plus grande fierté depuis que tu es coopératrice du Hameau ?
Avoir enfin mené, avec l’équipe, le recrutement de notre nouvelle directrice de la restauration. C’est trop important de bien manger.
3/ Ton endroit préféré au Hameau — là où tu te dis : « Ok, ici c’est chez moi. »
Tous les coins où poussent des plantes comestibles, cultivées ou sauvages.
4/ Tu viens d’où ? Raconte le début de ton life-trip jusqu’au Hameau.
Née à Toulon (donc petit retour aux sources !), que j’ai quittée très jeune pour le Sud-Ouest puis plusieurs grandes villes européennes.
La vie m’a obligée à interrompre un parcours pro tout tracé dans l’informatique et les RH dans une grosse multinationale du vieux monde. J’en ai profité pour m’investir dans le monde associatif… sans trouver LE projet où je pouvais vraiment mettre mes compétences à contribution.
C’est maintenant une évidence avec le Hameau : un lieu où tout est possible (enfin presque), et en plus un projet que je partage avec mon mari, Filippo dans la continuité de nos valeurs familiales.
5/ Qu’est-ce que ça a réveillé en toi quand tu t’es dit : « Banco, je deviens coocop ! »
L’urgence de faire quelque chose à plusieurs, pour transformer le monde dans lequel on vit — et éviter de broyer du noir dans mon coin.
6/ Tu es "coocop actif" — comment t'impliques tu dans la vie du Hameau ?
En me consacrant à ce que j’aime et pense savoir faire : l’associatif et l’alimentation, tout en restant ouverte à d’autres approches de gouvernance et toujours en soutien de l’équipe. Je prends autant de plaisir à animer des ateliers de lactofermentation qu’à réfléchir à des questions plus stratégiques de gouvernance ou comment nourrir les hôtes du Hameau de manière cohérente avec notre ambition agroécologique.
7/ Imagine le Hameau en 2050 : c’est quoi le bazar — dans le bon sens ?
2050 me paraît tellement loin (cf. question 1…) !
J’espère déjà qu’on aura survécu aux nombreux scénarios catastrophes annoncés.
Et disons qu’on aura réussi à prouver qu’il existe une autre manière de travailler et de vivre ensemble : joyeuse, inclusive et respectueuse du vivant.
On fera partie d’une grande communauté de lieux similaires, qui avancent et évoluent collectivement.
Et franchement, il fera bon vivre dans ce monde-là !
8/ Ton moment épique / WTF / magique ici ?
Une marche silencieuse en pleine nuit où j’ai vraiment cru qu’un sanglier nous suivait, planqué dans les buissons. J’étais pétrifiée.